22 mars 2017

Les amulettes - Coulisses de création

Dans la droite lignée de la série de broches "Yeux", Maud et moi nous sommes amusées à préparer une série d'"amulettes"... des objets porte-bonheur, hybrides entre le gri-gri et la toile...
Ces amulettes étaient des prétextes à créer, car ce sont des objets parfaitement inutiles, mais qui racontent une histoire, celle d'un voyage et de la collecte des objets qui ont servi à le composer, celle de la frénésie issue de la rencontre entre nos 2 créativités.

Voici donc le premier "cuir test" dans lequel je me suis amusée à redessiner en petit des personnages familiers (rencontrés essentiellement en Ethiopie).








Là-dessus, Maud est venue rembourrer et orner, pour que d'un morceau de cuir plat, l'amulette devienne un objet en trois dimensions...



On peut voir le sens des finitions, puisqu'avec Maud même le "dos" des amulettes est orné !


Les cheveux sont rebrodés de fils verts, jaune fluo et dorés...



Dernière retouche sourcil....


Et voici les trois premières amulettes telles qu'elles étaient exposées le soir du vernissage...

Amulette 1 (déjà adoptée)



Amulette 2 (déjà adoptée)

Amulette 3 (à adopter, RDV dans la catégorie "Toiles")

20 mars 2017

Les broches "Yeux" - Coulisses de création

Aujourd'hui je vous raconte les coulisses d'une série d'objets improbables qui a vu le jour lors de ma collab' avec Maud Villaret de Toubab Paris : une série de broches "Yeux".


C'est Maud qui a l'idée de me faire peindre sur des galets de cuir rembourrés qu'elle a fabriqués... 
Je n'ai jamais peint sur du cuir ; ce sera une véritable révélation !


C'est donc une série d'yeux de toutes origines que j'entame à l'acrylique... un exercice assez ludique, puisque dans tous mes portraits, et depuis toujours, ce que j'adore faire, ce sont les yeux ! On ne m'arrête plus...



Le suite se passe autour d'un mojito d'été (sans alcool !) : Maud s'amuse à assembler des éléments de décor autour de l'oeil : perles, jokko, cauris, morceaux de coquillage....
Encore un exercice très ludique, chaque oeil est unique, et on ne sait jamais ce que Maud va inventer...





Voici la série que nous avions préparée pour le jour du vernissage :
(d'autres ont vu le jour depuis)


Et voici mes deux chouchous :



NB : Puisqu'on a reçu des demandes... Pour celles qui seraient tentées d'en adopter un, il nous reste ceux visibles sur les 2 photos ci-dessous. Les prix vont de 80€ (pour les petits, simples) à 135€ (pour les plus élaborés)





10 mars 2017

Makotu - L'histoire d'une toile

Merci à tous pour vos retours positifs sur les notes de blog précédentes, qui mettent en scène les coulisses de la création à quatre mains avec Maud. Ca nous donne envie de continuer.

Encore quelques notes de blog dans cette veine !

Aujourd'hui c'est l'histoire du portrait de Makotu, une belle Birmane rencontrée en janvier 2016 au marché de Kengtung, pendant une inhabituelle vague de froid. Pendant que je la dessinais, elle faisait chauffer des saucisses sur son brasero pour se réchauffer.
J'avais déjà relaté sa rencontre sur ce post.


Plusieurs mois sont passés sans que je prenne le temps de la redessiner en atelier.
Alors quand, chez Maud, on évoque des envies de turquoise et de vert émeraude, je repense à sa serviette éponge entourant son beau visage serein.

Je la peins à l'aquarelle en petit format sur des collages de papiers birmans.



Notez le radiateur allumé dans l'atelier de Maud, auquel il fallait rester collées pour ne pas s'aventurer dans le reste de l'atelier, où il faisait entre 5 et 10°C... Histoire de rester dans l'ambiance frigorifiée de ma rencontre avec Makotu !
(Maud on aurait dû faire chauffer des saucisses sur le radiateur pour parfaire la reconstitution !)

Puis la touche Maud, ça a été l'ajout de perles de jokko dans les camaïeux de la toile.
Comment les fixer avant de les coudre ? Avec des épingles ?


Non, finalement elles seront fixées sur un ruban adhésif, pour les garder dans l'ordre en attendant de les coudre



Après couture des Jokko, Maud (qui semble vouloir rester anonyme sur cette photo, ou alors il est 3h du mat' et elle pète un plomb !) sort la perceuse pour installer des pendeloques...



Et voilà Makotu terminée, telle qu'elle a été exposée à la galerie (et a trouvé une famille d'accueil)

23 février 2017

Daphné O. - L'histoire d'une toile

Aujourd'hui je vous raconte l'histoire de Daphné O., la toute première toile réalisée à quatre mains avec Maud Villaret, créatrice de la marque Toubab Paris.

Pour une première collab', on voulait se tester avec un exercice "sans risque" :
Un portrait simple, un collier de Maud cousu à même la toile. C'était l'occasion de tester si un collier en relief pouvait techniquement être fixé sur une toile à plat.
C'était également l'occasion de nous tester l'une l'autre, de savoir si 2 personnes qui s'entendent déjà bien "dans la vie", sont compatibles pour créer ensemble... s'il n'y allait pas avoir des frictions, des idées divergentes... et si oui, comment nous gèrerions les compromis !

J'avais déjà confiance en Maud pour faire quelque chose de fantastique, en lui laissant le champ libre.
Pourtant même comme ça, la toile est passée par plusieurs humeurs !

Chronologiquement, j'ai commencé par un dessin tout simple en noir et blanc, laissant à Maud beaucoup de liberté pour partir dans plusieurs directions...

C'était cet été, quand Maud était à l'atelier. Nous avions à disposition beaucoup de mes trésors de voyage : tissus, pompons, cauris, breloques, broderies...
Maud avait amené elle aussi un sac à trésors, et nous avons commencé à essayer différents assemblages, posés en vrac pour tester les couleurs et les matières...


Celui ci-dessus était, je l'avoue, mon préféré, et je ne désespère pas que quelque chose dans ce goût voie le jour lors d'une prochaine exposition... ;-)
(Maud si tu passes par là... ^^)



Finalement, ce qui a donné la direction, c'est l'assemblage de boulettes d'une pièce qui se retrouverait plus tard dans la coiffe. Et c'était un grand moment d'enthousiasme de voir Maud créer sous mes yeux pour la première fois !


J'ai pu mesurer la minutie et le sens du détail de Maud. On croit que c'est fini, mais elle rajoute toujours un rang de perles, un empilement de sequins, une surpiqûre orange, une chaînette colorée, une broderie qui se verra à peine...

Une exigence et un perfectionnisme qui vont souvent mal de pair avec la tenue de délais pour une exposition ! (ça, c'est une autre histoire !)
Pourtant, c'est tout ce qui fait l'unicité de son travail...


La suite a eu lieu à l'automne, à l'atelier de Maud. Pendant que Maud brodait inlassablement Pomponnette (pendant près d'une semaine !), j'ai sorti les pinceaux pour réhausser de couleurs et de graphismes, le dessin que j'avais fait.



Le collier s'est construit par étapes successives où nous répondions... Maud ajoutait des rangs là où je n'avais pas peint...



Puis nous avons eu le coup de foudre mutuel pour un coquillage blanc (son petit nom c'est Ovula ovum, qui a donné son nom de famille à Daphné !)



Momen crucial : Le coup de scalpel directement dans la toile en lin pour fixer le coquillage à bonne profondeur !
A ce moment précis, il faut avoir confiance en son binôme !


Vous croyez que la toile est finie ? Et bien non, Maud la perfectionniste trouve que le collier manque encore de rangs ! (et elle a raison, c'était encore mieux après en avoir rajouté)


"Daphné O."
qui a trouvé une famille d'accueil le soir du vernissage